Equi’doc n°42
The Nature of Horses, exploring
equine evolution, intelligence, and behavior [La nature du cheval
: évolution, intelligence et comportement], par Stephen
Budiansky, édité par The Free Press (1997, 290
pages)
L’auteur, Stephan Budiansky, ancien éditeur
de la revue américaine Nature, a souhaité à
travers ce remarquable ouvrage répondre de façon
scientifique à plusieurs questions essentielles : d’où
vient le cheval ? Comment a t-il évolué au contact
de l’homme ? Comment les chevaux voient-ils ? A quel niveau
dans l’échelle de l’intelligence animale se situe le
cheval ? Est-ce la génétique ou l’environnement
qui façonne un cheval de sport performant ? Quelle est
la cause des tics et vices ? Comment se déplace le cheval
?, etc. Des réponses étayées scientifiquement,
même s’il précise en introduction que les études
sur les chevaux sont assez récentes : en effet, il "
existe une tradition en zoologie et en écologie qui consiste
à considérer les animaux domestiques comme des
formes dégénérées et par là
même indignes d’être l’objet d’études biologiques
sérieuses. Ce qui peut également avoir un lien
avec le fait qu’il est plus attractif pour un scientifique (humain
par essence) de prendre l’avion pour les tropiques (...) que
le bus pour aller dans une ferme " [TDLR]. Il précise
en introduction que son approche est celle d’un journaliste
scientifique et qu’il laisse le soin à l’homme de cheval
de tirer les conclusions équestres pratiques qui s’imposent.
Cette approche, mise en valeur par un style que l’on peut qualifier
de limpide, permet au professionnel du cheval comme au simple
amateur de se poser de nouvelles questions sur le cheval : "
si la science n’encourage pas toujours nos rêves et mythes
sentimentaux sur le cheval, elle apporte cependant un éclairage
plus durable, plus pratique et parfois non moins beau " [TDLR].
The Free Press - a division of Simon
& Schuster Inc. - 1230 Avenue of the Americas - New York,
NY 10020 - USA - ISBN : 0-684-82768-9. Prix : 29.50$US
Equi’doc n°30
Equine Color Genetics [Génétique
des robes équines], par D. Phillip Sponenberg, Iowa State
University Press (1996, 156 pages)
L'objectif de ce livre est de présenter,
de la façon la plus complète possible, le contrôle
génétique de la couleur des chevaux et ânes.
Après une présentation des principes de base de
la génétique, une vingtaine de robes, des plus
communes aux plus rares, près de 90 variations de ces
robes de base et leur explication génétique sont
exposées. En fin d'ouvrage, une série de photographies,
en couleur, illustre certaines de ces robes et indique en parallèle
le génotype probable. En annexe, un tableau récapitulatif
présente les résultats attendus de certains croisements
et leur fréquence. Ce livre, très technique, est
à conseiller à des amateurs de chevaux de couleur
présentant un goût prononcé pour la génétique
et connaissant le vocabulaire anglo-saxon ciblé "couleurs
de chevaux".
Iowa State University Press - 2121 South State
Avenue - Ames, Iowa 50014 - USA- ISBN 0-8138-2905-4. Prix :
environ 400 F.
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Equi’doc n°33
23ème journée
de la recherche équine, 26 février 1997, Institut
du cheval, département DEFI (1997, 175 pages)
Voici le compte-rendu de la traditionnelle journée
de la recherche équine. Pour cette 23ème
édition, les communications présentées
ont porté sur les principaux thèmes suivants :
l'alimentation, avec le point sur l'apport en acides aminés
et une étude consacrée à la comparaison
du pâturage des bovins et équins ; les maladies
: les résultats d'un nouvel antiparasitaire, les intoxications
par les fumonisines, l'épidémiologie de l'artérite
virale ; le dopage, avec la présentation de deux nouvelles
possibilités de contrôles antidopage, le premier
avec des propositions de seuils de taux de testostérone
et le second sur la validation des seuils de cortisol ; la reproduction,
avec des études sur la semence congelée de baudet
du Poitou et sur la mise au point d'un nouveau dilueur chimiquement
défini pour l'IA ; ainsi que sur quelques autres thèmes
comme le progrès génétique, la domestication
du cheval, l'utilisation du colostrum lyophilisé pour
le poulain nouveau-né, les examens radiographiques de
la colonne vertébrale et des membres. Le compte-rendu
du débat sur le thème "Etat - Filières
hippiques : qui fait quoi ?" est disponible sur simple demande
à l'Institut du cheval.
Editions Institut du cheval - 16, rue Claude
Bernard - 75231 Paris cedex 25 - ISBN 2-910610-16-0. Prix 300F
+ 50 F de port.
Equ'idée n°34
Les allergènes chez
le cheval
La respiration expose les poumons à un
mélange complexe et dynamique de polluants, sous forme
de gaz ou de particules. Ils peuvent, plus ou moins directement,
causer des maladies, dont les effets sont parfois immédiats,
parfois différés. La gravité de ces problèmes
respiratoires est dépendante de la concentration en particules
allergènes (de 0.5 à 5 µm), de leurs propriétés
chimiques, physiques et/ou biologiques, mais aussi de la durée
d’exposition à ces poussières.
Le but de cette étude, menée conjointement par
plusieurs département de l’Université de Liège
en Belgique, était de proposer des méthodes standardisées
et reproductibles pour déterminer quantitativement et
qualitativement les poussières produites par les différentes
sources de litière et d’aliments (fourrages et compléments
alimentaires) et ce, afin de réduire au mieux les risques
d’irritations, de toxicité et d’allergie des chevaux
à leur environnement.
Les recherches ont porté sur la quantification de poussières
respirables et sur la présence ou non des spores des
allergènes impliqués dans de nombreuses maladies
respiratoires chroniques : Faenia rectivirgula, Thermoactinomyces
vulgaris et Aspergillus fumigatus.
Les conclusions de cette étude montrent que :
- les concentrations en poussières sont très
dépendantes de l’architecture des bâtiments
et de la gestion qui en est faite (notamment en terme de
dilution des particules dans un plus grand volume d’air).
- les principales sources de poussière dans les
écuries sont la litière et les aliments du
cheval, que l’on trouve - facteur aggravant - à proximité
des naseaux des animaux.
- il y a moins de poussières dans les ensilages
d’herbe que dans le foin de bonne qualité, mais les
évaluations qualitatives ne diffèrent pas
significativement.
- les bouchons de luzerne, même s’ils ne sont pas
vraiment entrés dans les habitudes des chevaux et
de leurs propriétaires, comptent moins de facteurs
allergènes que les ensilages d’herbe.
- une étude récente montre que les chevaux
en box passent 39% de leur temps à manger des fourrages
et du concentré. Ils ont un contact rapproché
avec leur litière 9.5% du temps lorsqu’ils dorment
et 4% du temps lorsqu’ils mangent la paille de leur litière
ou et 0.5% dans le cas des copeaux. En raison du temps passé
à ingérer les fourrages, il est vivement conseillé,
pour des sujets sensibles, de supprimer le foin, même
de très bonne qualité, pour le remplacer par
un ensilage d’herbe ou des bouchons de luzerne.
- les concentrés et grains ne représentent
pas une source importante de poussières allergènes,
sauf dans le cas des grains aplatis.
- la paille, que l’on a tendance à remplacer par
des copeaux pour des chevaux présentant des troubles
respiratoires, contient moins de particules respirables
que les copeaux de bois (qui eux-mêmes en contiennent
moins que le foin de bonne qualité). En revanche,
la qualité des copeaux est relativement constante
alors que celle de la paille peut être très
variable en fonction de son mode de stockage (conditions
de chaleur et d’humidité augmentées peuvent
faire se développer la microfaune).
Source : Vandenput S., Istasse L., Nicks B et Lekeux P. (Université
de Liège, Belgique), 1997. Airborne dust and aeroallergen
concentrations in different sources of feed and bedding for
horses. The Veterinary Quarterly, vol 19, n°4, novembre
1997, 154-158.
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Equ’idée n°31
Les plantes toxiques sur
Internet
Plusieurs sites proposent des pages permettant
de connaître et de reconnaître les plantes toxiques.
Les angles d’approche sont différents et souvent complémentaires.
Sur le site de l’Université de Cornell, la rubrique "
Poisonous Plants Web Pages " (http://www.ansci.cornell.edu/plants/plants.html)
extrêmement bien faite et fréquemment actualisée,
propose plusieurs approches pour aborder cette thématique
:
- par nom scientifique (classement alphabétique
d’environ 95 plantes toxiques) : http://www.ansci.cornell.edu/plants/alphalist.html
- par type de molécule toxique (http://www.ansci.cornell.edu/plants/toxicagents/toxagent.html)
- par race d’animal (http://www.ansci.cornell.edu/plants/anispecies.html).
Pour le cheval, plus de 25 plantes sont présentées.
Par un simple clic sur le nom de la plante, on accède
à des images montrant les différents stades
en fonction des saisons, les différentes variétés,
des animaux affectés par les toxines. Des éléments
sur la botanique, la chimie la toxicologie, les symptômes,
la prévention et les éventuels moyens curatifs,
sont également détaillés.
Ce même type d’approche est proposé par l’Université
de Purdue (Indiana) (http://vet.purdue.edu/depts/addl/toxic/cover1.htm).
Les espèces considérées dangereuses pour
le cheval sont au nombre de 20 (http://vet.purdue.edu/depts/addl/toxic/byanim.htm#Livestock
and Horses). La présentation et le contenu des pages
sont relativement proches de ceux de l’université de
Cornell.
Deux sites proposent respectivement des photographies de 55
et 71 plantes toxiques. Il s’agit de ceux des Universités
de l’Illinois (http://www.library.uiuc.edu/vex/toxic/intro.htm)
et de Pennsylvanie (http://cal.vet.upenn.edu/poison/index.html).
Canadian Poisonous Plants Information System (http://res.agr.ca/brd/poisonpl/)
recense plus de 250 plantes toxiques et détaille pour
chacune d’entre elle un grand nombre d’informations : nom commun
et scientifique, description, distribution géographique,
partie toxique de la plante, molécule toxique, références
bibliographiques (très précises), des informations
pour les vétérinaires (cas d’animaux empoisonnés,
symptômes par race), pour les médecins et centres
antipoison (symptômes et traitements). Il n’y a pas de
photos sur ce site, mais pour certains plantes, un lien est
fait vers la base de données de l’université de
Cornell et en ce qui concerne les molécules toxiques,
un lien est proposé vers le site Phytochemical and Ethnobotanical
Databases (http://www.ars-grin.gov/duke/highchem.html), qui
propose pour sa part une base de données sur les molécules
des plantes.
Pour ceux qui veulent encore aller plus loin, le site du Dr
Jesse Wagstaff (http://vm.cfsan.fda.gov/~djw/readme.html) met
à disposition une base de données bibliographiques
exclusivement consacrée aux références
sur les plantes toxiques. Son abord est plus complexe dans la
mesure où ces données sont disponibles par classement
alphabétique des auteurs.
Pour récapituler :
1. allez consulter la liste des plantes toxiques pour le cheval
sur le site de l’université de Cornell (http://www.ansci.cornell.edu/plants/anispecies.html)
;
2. renseignez-vous plus précisément sur les plantes
incriminées (niveaux de toxicité, parties des
plantes dangereuses, zone géographique à risques,
etc.) sur le site Canadian Poisonous Plants Information System
(http://res.agr.ca/brd/poisonpl/) ;
3. allez visualiser les plantes à supprimer de vos pâtures
sur les sites des universités de l’Illinois (http://www.library.uiuc.edu/vex/toxic/intro.htm)
et de Pennsylvanie (http://cal.vet.upenn.edu/poison/index.html).
4. si cette recherche vous a convaincu de la nécessité
d’écrire une thèse sur l’état floristique
des vos parcs, vous pourrez approfondir vos connaissances sur
le site du Dr Wagstaff (http://vm.cfsan.fda.gov/~djw/readme.html)
!
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Equ’idée n°31
La recherche sur le cheval
au pays du kangourou
Le cheval en Australie en quelques chiffres
L’Australie compte environ 1.2 million de chevaux. Le secteur
des courses de pur-sang brasse 15 billions de dollars australiens
(le dollar australien coûte environ 4 francs). La Fédération
équestre australienne (http://www.ausport.gov.au/equest/home.html)
compte 500 centres équestres enregistrés, 13800
membres et 28500 chevaux inscrits.
La recherche agronomique en Australie
La Société pour la recherche et le développement
des industries rurales (Rural Industries Research and Development
Corporation ou RIRDC) s’est mise en place à Canberra
(Australie) en 1990 sous l’impulsion du gouvernement du Commonwelth
qui souhaitait travailler conjointement avec l’Australie sur
l’organisation et les financements des dossiers de R&D agricoles.
L’équipe se compose d’environ 35 personnes.
Les buts du RIRDC : gérer et financer les
projets de recherche prioritaires et mettre en place des applications
sur le terrain, rentables économiquement. Plus simplement
: proposer de nouveaux produits et services, ainsi que de nouveaux
et meilleurs moyens pour les produire. Pour atteindre ces objectifs,
en 98-99, 600 projets dans 20 domaines vont être financés
à hauteur d’environ 22 millions de dollars, en privilégiant
les produits de qualité, adaptés à des
marchés ciblés, en permettant également
une diversification des agriculteurs, dans le cadre de systèmes
de production durables et respectueux de l’environnement. Le
RIRDC souhaite également être reconnu par le gouvernement
australien comme étant l’organisme officiel de R&D
en agronomie.
La recherche équine australienne
Le cheval n’est pas oublié dans les projets de recherche
: 700 000$ australiens (2,8 millions de francs) lui sont consacrés
(en 1997, ce budget en France, hors personnel était de
3.5 millions de francs ; source : Conseil scientifique des
Haras), financés à 50% par le gouvernement
fédéral, via le RIRDC et à 50% par la filière
cheval. Le retour sur investissement dans le secteur cheval
est élevé : environ 4$ pour 1$ investi !
Les projets de recherche, de plus en plus envisagés à
travers des collaborations internationales, gérés
sur 5 ans, abordent les thèmes suivants : alimentation
du cheval à l’herbe, alimentation à base de grain,
maladies respiratoires, boiteries, vers et vermifugation, reproduction,
maladies du poulain nouveau-né, médicament contrôlant
l’inflammation, etc.
Pour véhiculer cette information, une lettre d’information
(RIRDC Equine Research News) est éditée trimestriellement
à 10 000 exemplaires et toucherait environ 100 000 personnes,
le site Internet est actualisé régulièrement,
des conférences sont organisées et des publications
sur les résultats de recherche sont éditées
et vendues.
Pour en savoir plus :
Site web du RIRDC : http://www.rirdc.gov.au/about.html
Site web du programme " cheval " : RIRDC Equine Research
and Development Program : http://www.usyd.edu.au/su/rirdc/
Revue trimestrielle RIRDC Equine research News : Rural Veterinary
Centre - PMB 4, narellan Delivery Center - Narella NSW 2567
- AUSTRALIE - Tél : (+61) 02 9351 2462 - Télécopie
: (+61) 02 9351 42 61 - e-mail : mofford@vetsci.su.oz.au
Equi’doc n°31
Diagnostic techniques in
equine medecine [Techniques de diagnostic en médecine
équine], par F.G.R. Taylor et M.H. Hillyer, WB Saunders
compagny LTD (348 pages, 1997)
De langue anglaise, l’ouvrage
fournit l’information pratique nécessaire pour comprendre
l’ensemble des procédures de diagnostic des principales
maladies chez le cheval. Illustrés de nombreux schémas
et photographies, " Diagnostic techniques in equine medecine
" s’adresse aux praticiens vétérinaires et aux
étudiants vétérinaires.
WB Saunders compagny LTD- 24/28 Oval Road -
London NW1 7DX - ISBN 0-7020-1663-2. Prix 473 F.
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Equ’idée n°33
Conférence sur la
médecine et la science des sports équestres (Córdoba,
Espagne)
Le compte-rendu de la première " Conference
on Equine Sports Medicine and Science " [Conférence sur
la médecine et la science des sports équestres,
TDLR] (CESMAS), qui s’est tenue du 24 au 26 avril 98 à
Córdoba en Espagne, vient d’être édité
par Wageningen Pers (Pays-Bas), sous la coordination de Arno
Lindner.
Ce document compilant l’ensemble des communications de ces trois
jours est essentiel pour permettre aux professionnels du secteur
des sports équestres d’avoir accès aux nouveautés
scientifiques et techniques sur le cheval de sport, qu’il soit
sain ou malade.
Cette conférence a réellement joué la carte
de la mondialisation des connaissances puisque les chercheurs
venaient d’Australie, des USA, des Pays-Bas, du Canada, d’Espagne,
d’Italie, du Japon, de Slovaquie, de France, du Royaume-Uni,
de Suède, de Belgique, de Finlande, d’Allemagne, d’Argentine,
du Maroc, du Brésil, et de Pologne !
Trois sessions se sont déroulées :
- Médecine interne et effets de l’exercice : se
sont succédées plusieurs présentations
sur différentes variables sanguines en fonction de
la race, des exercices demandés ou de l’âge
des chevaux, sur les affections pulmonaires chroniques,
différentes méthodes d’analyse du fonctionnement
musculaire et sur plusieurs types de molécules anti-inflammatoires.
- Diagnostic et traitement des problèmes orthopédiques
: des interventions sur les douleurs dorsales, les problèmes
musculaires en découlant, la fourbure, les problèmes
de pieds et de tendons, les fractures, la maladie naviculaire,
etc., ainsi que sur les méthodes utilisées
pour diagnostiquer ces anomalies.
- Evaluation de l’alimentation et des performances : plusieurs
communications sur les méthodes d’évaluation
de la performance dans différents sports (dressage,
saut d’obstacles, endurance, courses de trot, concours complet)
et sur différentes supplémentations alimentaires
(oligo-éléments, solutions électrolytes,
glucose, etc.) employées pour les chevaux de sport.
La prochaine CESMAS se tiendra en 2000 en Sicile(Italie).
CESMAS, Córdoba, Spain (24-26 avril 98, 274 pages).
Coordonné par Arno Lindner, édité par Wageningen
Pers – PO Box 42 – NL-6700 AA Wageningen – Pays-Bas. Prix :
38,50 $US.
Equ’idée n°33
Le point sur le pied du cheval
D’après une enquête réalisée
aux USA, 28% de la population équine a des problèmes
de paroi du pied (Slater and Hood, 1997), à l’Ecole espagnole
d’équitation de Vienne, c’est le cas pour 90% des Lipizzans
(Josseck et al., 1995). Ces problèmes seraient beaucoup
moins nombreux chez le Przewalski. La domestication du cheval
et (probablement) la sélection génétique
auraient altéré les propriétés du
sabot au point qu’il approche ses limites fonctionnelles. D’autres
études plus anciennes avaient montré que 68% des
" jours perdus " dans le domaine de courses étaient dus
à des problèmes de boiteries, dont la cause était
le plus souvent le pied (Rossdale et al., 1985). La revue scientifique
Equine Veterinary Journal a jugé nécessaire de
faire le point sur les nouveautés en matière de
pied et de fourbure en publiant un supplément à
sa revue bimensuelle : the Equine Hoof and Laminitis, même
si comme le souligne J. D. Reilly, " comme on le constate
et comme c’est nécessaire en science, les informations
données ici vont soulever plus de questions que de réponses
! " [TDLR].
Au sommaire, des articles sur l’anatomie et la structure du
pied, la pathologie, les effets de la nutrition, la mécanique
et sur la fourbure.
The Equine Hoof and Laminitis, Equine Veterinary
Journal, supplément 26 (septembre 1998, 144 pages). Equine
Veterinary Journal – Subscription Department – Graseby House
– Exning Road – Newmarket – Suffolk CB8 0AU – Royaume-Uni –
tél. : +44 (0) 1638-666160 – télécopie
: +44 (0) 1638-668665 – e-mail : evj.subs@dial.pipex.com
- ISSN : 0425-1644. Prix : environ 25£.
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Equ’idée n°34
Un point sur l’équithérapie
Tenter de définir l’équithérapie
est une tâche complexe tant cette terminologie regroupe
de notions différentes. On peut tenter de l’approcher
par des synonymes : hippothérapie, rééducation
par l’équitation, thérapie par le cheval, thérapie
avec le cheval, Equine Assisted Therapy (littéralement
: thérapie assistée par le cheval), Equine Facilitated
Therapy (thérapie facilitée par le cheval), and
Riding for the Disabled (équitation pour les handicapés)…
Elle est qualifiée selon les auteurs d’approche à
médiation corporelle avec un médiateur vivant,
le cheval (10); de thérapie d’accompagnement, de psychothérapie
non verbale (12) ou de psychothérapie à médiateur
corporel (7). Plus simplement, il s’agit de l’utilisation du
cheval et des activités autour du cheval pour atteindre
des objectifs thérapeutiques physiques, cognitifs, émotionnels,
sociaux, comportementaux et éducatifs. Ces activités
avec les handicapés ou les inadaptés peuvent s'orienter
selon plusieurs axes :
- la pratique à intention thérapeutique ou
rééducative ;
- la pratique à des fins de loisirs et de sport,
tout en gardant les objectifs rééducatifs
;
- la pratique à des fins d’insertion et d’éducation
spécialisée ;
- la pratique à des fins d’insertion professionnelle.
L’équithérapie s’adresse donc à des personnes
présentant des troubles ou des handicaps physiques ou
psychomoteurs, des troubles mentaux ou des états de souffrance
psychique, des troubles du comportement et de la conduite (troubles
sociaux) (9 ; 17 ; 20 ; 21 ; 25).
Bref historique
Le concept d’équitation thérapeutique date de
l’Antiquité : les Grecs utilisaient ce concept pour réhabiliter
les guerriers blessés. On retrouve au cours des siècles
(XVIème, XVIIIème notamment) des médecins
qui préconisent l’équitation pour maintenir ou
recouvrer la bonne santé ou pour soigner les hypocondriaques...
Dans les années 50, cette pratique s’est diffusée
des pays nordiques vers l’Europe, puis dans les années
60 vers les USA, où elle a rencontré un franc
succès (16 ; 1 ; 17 ; 6).
Dans quelle mesure
s’est développée l’équithérapie
?
D’après Handi-cheval (voir encadré)
: " nos
moyens d’investigation nous permettent de dire que la demande
de cette pratique de rééducation toucherait environ
500 000 personnes (actuellement 100 000 bénéficiaires
environ). ". Aux Etats-Unis, la North American Riding for
the Handicapped Association (NARHA) annonce plus de 550 centres
accueillant près de 30 000 cavaliers, encadrés
par 1 100 enseignants, 25 000 bénévoles, 600 thérapeutes
et 4 000 médiateurs équins, ou… chevaux (9 ; 17)
!
Quelles activités,
quel encadrement, quelle cavalerie ?
Les activités diffèrent bien évidemment
en fonction du public auquel on s’adresse : en fonction du type
de handicap, il est possible de proposer des activités
allant de la promenade en main au pas en carrière aux
Jeux paralympiques, en passant par la randonnée équestre
ou pédestre avec un âne, l’équitation western,
la voltige ou l’attelage. La fourchette d’activités possibles
est large et surtout très évolutive (21 ; 15 ;
23 ; 24).
La priorité est bien évidemment la sécurité.
Il est essentiel d'utiliser des chevaux très obéissants
(notamment à la voix) et peu craintifs. Selon les difficultés
des personnes, il peut être intéressant d'utiliser
des chevaux de moyenne taille afin de sécuriser les cavaliers.
Il faut bien évidemment privilégier des chevaux
aux allures confortables (9 ; 20). Il est souvent fait appel
à des adaptations du matériel (étriers
spéciaux, sur-selles, etc.), qui diffèrent selon
les pays et l’expérience des personnes encadrant ces
activités (4 ; 22 ; 4 ; 18).
L’encadrement de ce type d’activité est assuré
par du personnel des institutions (médecins, psychomotriciens,
psychologues, kinésithérapeutes, éducateurs
spécialisés…) et par le personnel encadrant l’activité
équestre (moniteur, instructeur), avec parfois la participations
des parents et bénévoles. Plusieurs auteurs insistent
sur le fait que l’encadrement doit être convaincu de l’intérêt
pour cette pratique puisque très souvent le patient s’identifie
avec le thérapeute (12 ; 21 ; 16 ; 9).
Quels impacts ?
L’équitation comme outils de rééducation
ou de réhabilitation est reconnue pour être une
thérapie efficace dans de nombreux cas sur le plan cognitif,
psychologique, social et physique.
Impact cognitif
Lire et compter : l’équitation peut faciliter l’apprentissage
de la reconnaissance des couleurs et des formes (lettres dans
la carrière par exemple) et des quantités (foulées,
mesure des aliments, etc.) dans la mesure où ces notions
apparaissent au cours de jeux (21).
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Impacts
psychologiques
Le bien-être : l’handicapé peut ressentir du
plaisir tout d’abord, grâce au fait de sortir de l’environnement
du quotidien, de l’institution ou de l’hôpital, de profiter
d’un espace non (ou moins) clos. Ensuite, le fait d’être
sur le cheval apporte une sensation de bien-être grâce
à la chaleur dégagée par l’animal et au
balancement du pas (10 ; 7 ; 13 ; 5 ; 9 ; 22 ; 21 ; 16 ; 14).
Confiance en soi et image de soi : la neutralité du
cheval, qui n’attend rien de son cavalier, permet d’atténuer
les blocages psychologiques. (10 ; 5). Arriver à contrôler
un animal aussi fort aide également à se sentir
plus sûr de soi : " Etre sur un cheval va lui demander,
non seulement une maîtrise de son propre corps, mais également
une " prise de pouvoir " sur un animal infiniment plus fort
que lui " (10 ; 8 ; 21 ; 18 ; 22 ; 19). Réussir à
surmonter les difficultés, éventuellement prendre
des risques pour progresser peut être très valorisant.
(21) " Les gens vous aident à monter et à descendre
du cheval, mais en fait, vous montez à cheval tout seul
" dit une jeune femme handicapée [TDLR] (16).
Par ailleurs, le fait de monter à cheval peut apporter
une nouvelle image de soi (" Quand on est à cheval, les
forces sont mises en commun et votre faiblesse diminue "
dit un cavalier handicapé [TDLR] (17) et amener une
nouvelle représentation du corps : se déplacer
de façon autonome notamment (5 ; 16). Maîtriser
une activité considérée difficile par
l’ensemble de la population est valorisante pour la personne
: un couple cheval - cavalier provoque fréquemment l'admiration
des piétons (21 ; 20). " Je ne me sentais capable
de rien faire de bien. Et j’ai commencé à monter
à cheval : je me suis senti " normal ". Je sens que je
peux faire n’importe quoi sur un cheval : ses quatre jambes
sont fortes et peuvent m’emmener n’importe où. Les gens
ne savent pas que je suis retardé quand je suis sur un
cheval " [TDLR] (Dan, 27 ans, handicapé physique
et mental) (17).
Contrôle des émotions : le cavalier apprend rapidement
que les manifestations telles que crier, pleurer, s’énerver
gênent le cheval, ce qui peut avoir des conséquences
sur sa propre sécurité. Par ailleurs, tout
en ayant un rôle protecteur et affectif, il peut s’opposer
ou être imprévisible. Son cavalier doit donc moduler,
s’adapter, anticiper (7 ; 2). Si le cheval ne se montre
pas très coopératif, le cavalier doit se montrer
patient insister, répéter les mêmes exercices
pour parvenir à ses fins (18).
Communication : en devenant motivé par une activité
tournée vers l’extérieur, en prenant confiance
en soi grâce au cheval, l’handicapé peut se tourner
vers les autres. La personne peut commencer à communiquer,
dans un premier temps par un langage corporel avec le cheval,
dans un second temps, avec un langage parlé avec l’animal
puis avec les encadrants (10 ; 5 ; 21 ; 22 ; 19).
Impacts sociaux
Amitié : l’équitation permet de nouer des liens
privilégiés d’une part avec le cheval, mais également
avec l’ensemble du groupe encadrant l’activité (moniteur,
soignants, bénévoles, etc.) (5 ; 2 ; 7 ; 21 ;
18 ; 10 ; 17).
Attention envers l’autre et auto-dicipline : le cavalier apprend
à faire passer le cheval avant lui-même (21). Un
autre aspect positif : le fait de monter à cheval demande
de respecter des règles, une discipline, que la personne
s’impose d’elle-même (18 ; 13 ; 22 ; 16).
Diversification des activités : le nombre d’expériences
que l’on peut mener autour du cheval est illimité et
peut amener une multitude d’exercices. La motivation induite
par le cheval lui-même et par son environnement permet
de faire passer des exercices parfois fastidieux beaucoup plus
facilement (21 ; 22 ;4).
Impacts physiques
Coordination et équilibre : la coordination des mouvements
est nécessaire à cheval (actions des aides), mais
aussi à côté du cheval (panser, seller,
brider, etc.) (21 ; 13 ; 18 ; 9 ; 22 ; 4). Le cavalier acquiert
progressivement une sensation d’équilibre à cheval
(avec l’aide plus ou moins présente de personnes qui
le soutiennent). C’est souvent un moyen pour des personnes amputées
de découvrir comment établir de nouveau un équilibre
(13 ; 9 ; 18 ; 4).
Perception de l’espace : l’apprentissage de ces notions peut
être facilité par l’activité : aller à
droite ou à gauche, réaliser des figures (volte,
demi-volte, diagonale…), ramasser des objets, réaliser
un parcours préalablement mémorisé, etc.
(21).
Stimulation musculaire et souplesse : les mouvements du cheval
massent dans un premier temps et peuvent stimuler, voire renforcer,
les muscles (surtout quand le cavalier peut être actif)
et permettent de mobiliser des parties du corps peu sollicitées
sur un fauteuil roulant (colonne vertébrale, hanches,
genoux, etc. ). Un médecin précise notamment que
les mouvements du cheval sollicitent doucement, de façon
rythmique et progressivement l’ensemble des muscles, contrairement
aux appareils de rééducation (qui ne font en général
travailler qu’un groupe de muscles). Il faut également
préciser que les exercices de rééducation
(souvent douloureux et fastidieux) trouvent dans cette activité
un objectif et une motivation (13 ; 9 ; 18 ; 17 ; 16 ; 19 ;
4).
Défoulement physique: cette activité permet également
à certaines personnes d’évacuer des tensions,
de se fatiguer physiquement (13).
top
Les étapes
Une étude menée durant 7 années (7) a permis
de différencier 3 stades dans ce type d’approches et ceci
semble confirmé par l’abondante bibliographie relatant
des expériences vécues.
Dans un premier temps, un stade d’approche pendant 3 à
4 séances : la personne montre souvent de la peur. Les
encadrants doivent être très présents pour
rassurer et assurer que le cheval n’intimide pas davantage par
des réactions impromptues.
La seconde étape arrive dès lors que la personne,
toujours passive, se relaxe, commence à prendre du plaisir
à cheval. Les encadrants doivent là aussi veiller
à ce que la confiance perdure. Cette étape est celle
durant laquelle le cheval (avec l’équipe encadrante) est
" porteur " (le cheval porte comme le fait la mère durant
la grossesse ou berce comme le font les parents avec l’enfant,
c’est la notion de holding). Cette phase peut amener à
la différentiation de l’individu par rapport à l’autre,
ici, le cheval : lorsqu’il faut descendre du cheval ou commencer
à trotter (le cavalier se décolle de la selle).
C’est aussi un moyen d’entamer un dialogue corporel avec un "
autre ", ce qui peut-être une étape vers le langage.
La troisième étape est celle de la participation
active. Le patient devient demandeur ; les personnes encadrant
sont alors sollicitées pour être témoins des
efforts et/ou de la progression (1 ; 2 ; 10).
En terme de " résultats ", même s’ils sont forcément
très difficiles à évaluer et à mesurer
dans ce genre de domaines, de nombreuses références
(netographiques ou bibliographiques) traitent de cas particuliers
: le biais peut alors être la subjectivité qui pousse
les auteurs à ne citer que des expériences positives…
Une étude (7) précise quelques résultats
obtenus avec des enfants autistes : la moitié des autistes
reste au stade du plaisir passif, ils acquièrent tout de
même une meilleure connaissance de leur corps et développent
leur motricité. Un quart des enfants dépasse ce
stade : les enfants deviennent des pratiquants réguliers
et parfois même souhaitent travailler avec les chevaux.
Pour un quart d’entre eux cependant, l’équithérapie
se solde par un échec : l’enfant peut développer
des pulsions sadiques envers le cheval ou de fantasmes d’auto-destruction.
Pourtant,
même si ces activités se montrent le plus souvent
très bénéfiques pour les patients, il reste
pourtant des freins à leur développement : le
manque d’ouverture de certains centres équestres parfois,
mais surtout le coût relativement élevé
de l’équitation pour les institutions ou les parents
(11 ; 12).
Pour
en savoir davantage :
Bibliographie :
1. Aymon N., 1998. Le cheval, médiateur thérapeutique.
Le journal des psychologues n° 156. p 57-61.
2. Berthelot B., 1994." I’pe ", un enfant autiste entre deux
images. La thérapie avec le poney. Thérapie psychomotrice
et recherches n°100. p87-90.
3. Curti J., 1998. Apports pédagogiques, psychologiques
et thérapeutiques de l’animal de compagnie. Thèse
pour le doctorat vétérinaire n°98-Tou3-4061.
Ecole nationale vétérinaire de Toulouse. 98 pages.
4. Daemgen F., 1988. La rééducation par l’équitation
des handicapés moteurs. Mémoire pour le certificat
d’études spéciales de rééducation
et réadaptation fonctionnelles. Université Louis
Pasteur, faculté de médecine de Strasbourg. 121p.
5. Fayle F., 1988.L’équitation, activité thérapeutique.
Soins psychiatrie n° 86/87, décembre 1987-janvier
1988. p37-38.
6. Ferrier V., 1999. Ces animaux… anti-maux. Santé
magazine juillet-août 1999. p 70-72.
7. Guilloux J., Marlière F., Chambord G., 1988. L’équitation
: psychotérapie complémentaire à médiateur
corporel. Monographie de secteur après 7 ans de pratique.
Actualités psychiatriques n°5 – mai 1988. P 85-87.
8. Guilmot P., Lebrun M., Willemart A., Scilllings A., Delsaut
E.O., Marlier A.C., 1996. Le cheval thérapeute : stress
et allergies soignées par le contact du cheval. Hipppo
news n°239 – avril 1996. p 7-14.
9. Handi-cheval, 1995. Cheval, inadaptations et handicaps.
Maloine. 150 pages.
10. Leroux de Milleville A. Ch., 1987. Cheval et psychose,
quand le cheval participe à la réadaptation. Actualités
psychiatriques n°6, juin 87. p 33-38.
11. Maraval J. Surmonter son handicap grâce au cheval.
La Marne jeudi 12/11/98.
12. Simchowitz Y. J., 1992. Hippothérapie sans frontières
: le cheval, mythe et symbole universels, outil thérapeutique
indispensable dans les soins en santé mentale. Revue
pratique de psychologie de la vie sociale et d’hygiène
mentale n°4. p 24-26.
13. Vanhecke M., 1996. Dossier : le cheval. Le monde équestre
n°01-02-03-04.
top
Netographie
:
14.
http://www.centrefrance.tm.fr/iam/Medias/26061998/Cultlois.htm
: un article tiré de la Montagne qui relate l’expérience
de la 7ème Route du foin, organisée en 1998 par
l'Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH),
randonnée de 4 jours à cheval, à dos d’âne
et à pieds pour des polyhandicapés et leurs encadrants.
15.
http://cyberrodeo.com/guysgals/riding.htm : sur ce site
index spécialisé dans l’équitation western,
un grand nombre de liens sur l’équithérapie option
bottes et Stetson.
16.
http://ktwu.wuacc.edu/journeys/articles/hippo.html :
un article de Claire Waring, Université de Washburn,
USA) sur l’expérience menée à la , Heartland's
School of Riding.
17. http://narha.org/ : North American Riding for
the Handicapped Association
18. http://www.cadcol.com/equitherapy/ : Loudoun Therapeutic
Riding Foundation (depuis 1974)
19.
http://www.compusmart.ab.ca/jfair/links.htm : Canadian
Therapeutic Riding Association
20. http://www.handicheval.ch/ : site de l’association
suisse Activités équestres adaptées, cheval
pour tous
21. http://www.instanet.com/~sert/ : Special Equestrian
Riding Therapy, un site très intéressant qui apporte
des éléments de réponse aux questions "
qu’est-ce que l’équitation thérapeutique ? " et
" qu’apporte l’équitation thérapeutique ? ".
22.
http://www.nzine.co.nz/changes/issue30.html : un arcticle
néo-zélandais intitulé " Horse riding helps
disabled people cope with their disabilities "
23. http://www.open.org/~horses88/index.html
: The Adaptive Riding Institute, centre qui propose de l’équithérapie
d’extérieur.
24.
http://www.palaestra.com/horsearticle.html : un article
très intéressant issu d’une revue spécialisée
sur la pratique sportive pour les personnes handicapées,
Palaestra, sur l’intérêt de la compétition
en équithérapie.
25.
http://www.vetonet.asso.fr/www/humain.html : brève
introduction aux relations animal-personne en difficulté
(sociale, physique, émotionnelle…).
Adresses :
FENTAC (Fédération nationale de thérapie
avec le cheval) : 23, rue Massue – 94300 Vincennes – tél.
: 01-48-08-24-42.
Fédération APAJH (Association pour adultes
et jeunes handicapés) - 26, rue du Chemin Vert - 75541
Paris Cedex 11 – tél. : 01-48-07-25-88 - télécopie
: 01-43-38-37-44 - Minitel : 3615 APAJH - http://www.atom.fr/apajh/
Fédération nationale Handi cheval – BP 144
– 79204 Parthenay cedex – tél. : 05-49-95-07-77 – télécopie
: 05-49-95-18-23 – e-mail : HANDI_CHEVAL@district-parthenay.fr
– http://www.district-parthenay.fr/HANDI_CHEVAL
Association Handi
Cheval
Association
loi 1901, HANDI CHEVAL a pour but le développement de
la pratique des activités cheval pour les personnes handicapées
ou en difficulté d'adaptation.
Des associations locales, départementales ou régionales
sont agréées par Handi Cheval National et travaillent
en collaboration avec les structures équestres qui les
accueillent.
Handi-cheval est un organisme de formation qui propose à
des professionnels médicaux, paramédicaux, du
domaine médico-social, socio-éducatif, équestre,
ou à des personnes désireuses d'acquérir
une spécialité, des formations en alternance.
Trois niveaux (cinq modules de 40 et 50 heures) sont sanctionnés
par un certificat de pratique.
Le Niveau I permet de former des accompagnateurs, qualifiés
en matière d'activités équestres à
intentions thérapeutiques, éducatives, sportives
ou de loisirs, œuvrant sous la responsabilité d'une personne
qualifiée.
Le Niveau II permet de former des responsables, capables de
mettre en œuvre et d'accompagner des projets individualisés.
Le Niveau III permet de former des responsables capables de
prendre en charge des groupes de personnes handicapées
physiques, mentales, sensorielles ou en difficulté d'adaptation,
et de mener avec elles, au sein du groupe, des projets personnalisés.
Le catalogue des formations est disponible sur simple demande
auprès du secrétariat de l’association.
Signalons également la publication d’un bulletin d’information
trimestriel : Handi cheval magazine qui rassemble des articles
sur cette vaste thématique.
top
Cheval et différences
Les 10ème rencontres internationales " Cheval
et différences " organisées par le Fédération
internationale d’équitation thérapeutique (FRDI
: Federation of Riding for the Disabled International) sur le
thème " inadaptation, handicap, différences, tolérance,
liberté, autonomie, insertion " se tiendront du 26 au 29
avril 2000 à Angers et Saumur. La pratique d’activités
avec le cheval " auxiliaire de l’homme, dans une dynamique
rééducative, de réhabilitation et de soin,
ne sont pas nouvelles puisque qu’avec leurs 40 années d’existence
elles entrent dans leur maturité, ayant perdu en fougue
et en erreurs de jeunesse ce qu’elles ont gagné en dynamisme
réfléchi et en méthodologie. "
Au programme de ces journées, des réflexions d’ordre
technique et scientifique en sciences humaines, activités
physiques et sportives (APS) ; le point sur les recherches et
les pratiques autour de l’utilisation du cheval à des fins
thérapeutiques, des forums et des groupes de travail, une
sélection de vidéos sur ce thème, des expositions
permanentes…
Renseignements
: Fédération nationale Handi cheval – BP 144 –
79204 Parthenay cedex – tél. : 05-49-95-07-77 (secrétariat)
– tél. " Cheval et différences : 02-41-82-88-44
– télécopie : 05-49-95-18-23 – e-mail : HANDI_CHEVAL@district-parthenay.fr
– http://www.district-parthenay.fr/HANDI_CHEVAL
Equ’idée n°34
Compte-rendu
du 15ème Symposium sur la nutrition et la physiologie
équines
Ce
symposium s’est tenu du 28 au 31 mai 1997 à Fort Worth
au Texas. Le (très dense) compte-rendu regroupe en 413
pages les articles de doctorants (27 articles), ceux correspondant
aux interventions orales des chercheurs (61) et les posters
présentés lors de ce symposium (44) dans les domaines
de la nutrition, de la physiologie de l’exercice, de l’enseignement,
de la production et du management et de la physiologie de la
reproduction.
NUTRITION :
Les thèmes abordés traitent de l’évaluation
de la digestibilités à différents niveaux
du tube digestif de certains aliments (fourrages et concentrés),
des quantités ingérées (aliments et eau),
de certains compléments alimentaires (levures, acide
nicotinique, manganèse…), des effets de différents
régimes alimentaires sur la croissance des jeunes, etc.
PHYSIOLOGIE DE L’EXERCICE :
Des articles sur les effets de la réception à
l’obstacle sur les antérieurs des chevaux de sport, sur
les réponses physiologiques à différents
régimes alimentaires et compléments lors de l’exercice
(régimes supplémentés en lipides, hormone
de croissance…), les réponses physiologiques (hormone
de croissance, prolactine, glycogène, plasma…) à
différents types et durées d’exercices, l’énergie
nécessaire à des poneys pour marcher sur différentes
surfaces, l’effet de l’âge sur les capacités d’entraînement
du cheval, etc.
ENSEIGNEMENT
Quelques articles sont consacrés à la pédagogie,
notamment sur la mise en place dans certains cursus d’options
spécifiques (nutrition-alimentation, bien-être
animal, éthologie, etc.). Signalons deux articles en
particulier : le premier présentant un cours sur communication
orale à destination des élèves-juges ayant
à justifier un classement auprès des éleveurs
et le second sur la mise en place d’un système de réseau
d’information régionale sur le cheval : cette expérience
vise à former des non-professionnels pour devenir des
relais entre les propriétaires de chevaux et les services
de l’Etat.
MANAGEMENT ET PRODUCTION
Des thèmes très différents sont abordés
sous ce terme générique : l’impact économique
des courses de chevaux sur l’économie de l’Oklahoma,
les effets de l’âge du sevrage et de la castration sur
la croissance et le comportement des poulains, le stress induit
par le sevrage sur la mère, les différentes litières,
les variations de sécrétion de somatropine durant
la journée, etc.
REPRODUCTION
Des articles sur différents traitements pour les juments
en anœstrus, sur les réponses physiologiques des juments
gestantes ou en lactation à l’administration de certaines
hormones, sur les sécrétions mammaires pré-partum,
sur la qualité de la semence d’étalons auxquels
on administre différents traitements (œstrogènes
notamment) et sur la congélation de la semence.
Pour
se procurer Proceedings of the Fifteenth Equine nutrition &
Physiology Symposium (1997) : Equine Nutrition & Physiology
Society Business Office – Attn : publications – 1111 North Dunlap
Avenue – Savoy, IL 61874 – USA – e-mail : enps@assochq.org
– tél. : (+1) (217) 356-3182 – télécopie
: (+1) (217) 398-4119 - Prix : 599F
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Equ’idée n°33
Le
retour de la trichinellose
Deux
récentes anadémies de trichinellose (ou trichinose)
sont survenues en février (environ 130 personnes) et
en septembre (400 personnes)1998 dans le Sud-Ouest de la France.
L’enquête épidémiologique a révélé
la cause : des infestations par le nématode Trichinella
de carcasses de viande de chevaux importés de Yougoslavie,
pourtant négatives lors du contrôle sanitaire prévu
par la réglementation européenne. Depuis 1976,
plus de 2000 cas se sont produits, dont plus de 1000 pour l’année
1985. Incriminée à chaque fois, la consommation
de viande de cheval importée d’Amérique ou d’Europe
de l’Est.
L’unique source de contamination de cette parasitose est la
consommation de viande crue ou mal cuite. Ce nématode
est un parasite de la faune sauvage (rongeurs, carnivores et
omnivores peuvent être contaminés), mais il peut
parfois se transmettre aux animaux domestiques (porcs, chevaux,
chiens). Dans ce cas, le mode de contamination reste mal connu.
Les symptômes se manifestent en deux temps : tout d’abord,
environ une semaine après l’ingestion de la viande contaminée,
fièvres et diarrhées (phase de développement
du parasite dans l’intestin), puis, 15 jours à trois
semaines plus tard, forte fièvre, myalgies, asthénie,
œdème de la face, hyperéosiniphilie et réactions
allergiques (correspondant à la phase de dissémination
des larves et de leur enkystement dans les muscles). Cinquante
larves sont suffisantes pour induire les symptômes, 500
peuvent être létales.
Afin de limiter les risques, des mesures ont été
prises : un contrôle lors de l’importation est fait, en
plus de celui réalisé dans le pays exportateur.
De plus, la viande est contrôlée non plus sur 5g,
mais sur 10g et les prélèvements sont soumis à
une double recherche de trichines effectuée dans deux
laboratoires officiels. Rappelons que la France a une consommation
intérieure brute de 36 500 tonnes équivalent carcasse
(tec), et que ses importations représentent 30 400 tec
(source OFIVAL, données 1997). En complément des
mesures réglementaires, les mesures de prophylaxie sont
simples : cuisson de la viande à cœur à plus de
63°C ou congélation plus de 5 jours à –18°C.
Pour
en savoir plus :
POZIO E., CELANO G.V., SACCHI L., PAVIA C., ROSSI P., TAMBURRINI
A., CORONA S., LA ROSA G. (1998). Distribution of trichinella
spiralis larvae in muscles from a naturally infected horse.
Veterinary Parasitology. 74, p19-27.
FAVE M.C., TARTERA P. (1998). La trichinellose, une zoonose
émergente? La Semaine Vétérinaire n°917,
p1, p4 et p6.
POZIO E., TAMBURRINI A., SACCHI L., GOMEZ MORALES M.A., CORONA
S., GOFFREDO E., LA ROSA G. (1997) Detection of trichinella
spiralis in a horse during routine examination in Italy. International
Journal for Parasitology, 27, 12, p1613-1621.
TASSIN P., ROZIER J. (1997). Lésions des muscles.
Recueil de Médecine Vétérinaire, 173, 4-5-6,
p133-154
top
Equ’idée n°33
Noces
d’argent pour la 25ème journée de la
recherche équine
Devant
plus de 200 auditeurs, la journée de la recherche équine
fêtait ses 25 ans le 3 mars 99 à la Maison du sport
à Paris, décorée pour l’occasion d’une
rétrospective photographique des 24 éditions précédentes.
Les organisateurs avaient choisi de célébrer cet
événement en consacrant cette journée à
une discipline fondamentale : la reproduction. Une thématique
unique mais abordée par des chercheurs de différents
horizons puisque participaient des intervenants étrangers
ainsi que des chercheurs travaillant dans d’autres filières.
M. Y. Berger, chef du service des haras des courses et de l’équitation,
a ouvert cette 25ème journée de la
recherche équine, en remerciant l’ensemble des chercheurs
en recherche équine et leurs organismes de tutelle et
ceux chargés de la diffusion et de la mise en application
de ces recherches appliquées ou fondamentales. Il a également
souligné le rôle important du Conseil scientifique
des haras et la volonté de ses présidents successifs.
Il a souhaité que se développent les recherches
sur le cheval dans des domaines encore relativement peu explorés
: sciences humaines et sociales, économie, environnement,
etc., dans un cadre partenarial national et international et
en intensifiant les relations avec les partenaires " du terrain
".
La
première communication, de M. J. Bougler (département
des sciences animales de l’INA – PG), a présenté
l’intérêt des techniques modernes de reproduction
dans le progrès génétique, tout en précisant
les règles à suivre pour minimiser la perte de
variabilité génétique. M. B. Pichon, chef
du bureau de l’élevage du Service des haras, des courses
et de l’équitation, a évoqué les contraintes
réglementaires liées à ces techniques modernes
de reproduction et aux échanges internationaux. La dernière
communication de cette présentation générale,
proposée par X. Guibert, directeur du département
SIRE de l’Institut du cheval, faisait le point statistique sur
l’évolution de l’utilisation de ces techniques en France
de 1980 à 1998.
M. C. Valin, directeur scientifique du département "
Animal et produits animaux " de l’INRA, présidait la
seconde séance, consacrée aux conséquences
de l’utilisation des techniques modernes de reproduction chez
la jument.
M. J.P. Renart, de l’unité de biologie du développement
de l’INRA de Jouy en Josas, a proposé une communication
sur les différentes techniques employées en clonage,
leurs résultats et applications potentielles, lorsque
la technique aura dépassé le stade expérimental,
pour les animaux domestiques et en particulier le cheval.
Des chercheurs de l’équipe de l’INRA de Nouzilly se sont
ensuite succédés pour présenter le point
sur les techniques actuelles et les axes de recherche.
J. Bézard et F. Guignot ont proposé un communication
sur les techniques de reproduction assistée en élevage
équin : collecte des ovocytes, maturation de ces ovocytes,
fécondation in vitro (FIV) et alternatives à la
FIV. Ces méthodes, si elles ne peuvent actuellement encore
être envisagées sur le terrain, semblent prometteuses
pour permettre à des animaux à fort potentiel
génétique, mais à problèmes de fertilité,
d’avoir une descendance.
M. D. Lagneaux devait ensuite présenter le transfert
d’embryon, ses techniques, ses résultats et voies de
recherche envisagées, en particulier la congélation
des embryons, qui devrait permettre de diminuer les coûts
liés à l’entretien des juments receveuses. La
mise au point d’un test fiable de détection de la qualité
des embryons est une première étape dans cette
voie.
C. Briant faisait ensuite le point sur la super ovulation chez
la jument, méthode qui devrait permettre d’augmenter
le nombre d’embryons récoltés par cycle, dès
lors que les problèmes techniques seront résolus.
Suivaient deux interventions européennes proposant une
synthèse sur les techniques utilisées couramment,
leurs résultats et celles faisant actuellement l’objet
de recherches : en Scandinavie, par Mme Terttu Katila, de l’université
d’Helsinki (Finlande) et en Hongrie, par M. P. Nagy, de l’Université
des sciences vétérinaires de Budapest (Hongrie).
Afin d’ouvrir les horizons chevalins aux techniques les plus
avancées, la parole a ensuite été donnée
au docteur D. Royère, du CHU Bretonneau, qui a présenté
une synthèse sur l’assistance médicale à
la procréation chez l’homme et sur les axes de recherche
actuels : la limitation des grossesses multiples et l’évaluation
du potentiel de développement des embryons.
Cette partie se concluait par l’intervention de M. J. Boully
(directeur de l’UPRA Prim’Holstein France) qui, après
avoir présenté le schéma de sélection
de la race laitière Prim’Holstein, regrettait qu’un programme
unique ne soit pas appliqué au cheval en France.
M. B. Bibé, président du département "
amélioration génétique des animaux " de
l’INRA, présidait la troisième séance,
consacrée aux conséquences de l’utilisation des
techniques modernes de reproduction chez l’étalon.
M. H. de Rochambeau, INRA Toulouse, a fait une intervention
remarquable sur la monte en main chez le Pur-sang, en démontrant
son mode de régulation génétique et économique
original, tout en souhaitant que la spéculation de ce
marché soit limitée par la mise à disposition
des éleveurs d’outils de type BLUP, permettant d’évaluer
génétiquement les reproducteurs.
top
B.
Langlois, de l’INRA de Jouy en Josas, a ensuite présenté
les avantages (productivité numérique) et les
inconvénients (main d’œuvre importante nécessaire
pour gérer les troupeaux) de la monte en liberté.
Mmes M. Vidament et M. Magistrini ont ensuite proposé
une revue des différentes techniques d’IA utilisables
en fonction de la qualité de la semence des étalons,
leurs résultats et les voies d’expérimentation
actuelles.
Deux interventions allemandes ont suivi : la première
sur l’organisation de l’IA en Allemagne, par M. H. Sieme (Haras
national de Celle, Allemagne) et la seconde sur l’impact génétique
de l’IA sur la reproduction du cheval, par M. E. Bruns (Université
de Göttingen, Allemagne).
La synthèse de la journée était ensuite
faite par Messieurs P. Daels (Université de Cornell,
USA), E.P. Cunningham (Université de Dublin, Irlande)
et F. Poplin (Muséum d’histoire naturelle), sous la présidence
de M. G. Jolivet, président du Conseil scientifique des
haras sur le thème : Les techniques modernes de reproduction
en élevage équin : avancées technologiques,
progrès génétiques, bien-être pour
l’homme ?
Après un bref rappel sur l’ensemble des techniques évoquées
au cours de cette journée et les pistes de recherche,
P. Daels a insisté sur les interactions étroites
existant entre les méthodes modernes de reproduction
et la génétique, mais aussi les difficultés
existant entre les techniques en laboratoire et leurs applications
sur le terrain.
E.P. Cunningham a tenu à insister sur l’importance du
manque à gagner pour les éleveurs en raison du
pourcentage d’échec de la mise à la reproduction
d’une jument. Il a donc insisté sur l’importance du choix
de la technique de reproduction par l’éleveur : il s’agit
en effet d’évaluer si le gain génétique
réalisé par chaque technique est suffisant pour
justifier son surcoût. Il a par ailleurs proposé
d’avancer le début de la saison de monte de 6 semaines
pour permettre aux juments ovulant tôt en saison d’être
pleines, permettant ainsi 10% de poulinages en plus chaque année.
M. F. Poplin a tenté une approche plus philosophique
de ces problèmes en soulignant que si les bovins étaient
pionniers sur le plan de la technique, ils n’avaient pas le
même rapport à l’homme que les équins :
difficile de comparer le lait au CSO ! M. Poplin a souhaité
ensuite évoquer le " destin de lignée ". L’éleveur
de chevaux cherche à garder sa liberté : celle
de garder un individu, quitte à se tromper. Il préfère
chercher à élever un champion, plutôt qu’une
lignée. Il a soulevé le paradoxe suivant : le
hasard s’oppose à Dieu et… le cheval est divin. Difficile
par conséquent d’accepter les manipulations dans l’espèce
équine. Il a conclu sur la notion de destin de lignée
en citant un poème de Goethe, rythmé comme le
pas du cheval, dans lequel un père et son fils (notion
de lignée) vont à cheval vers la mort…
Dans les questions diverses soulevées par cette synthèse,
plusieurs personnes ont insisté sur les composantes sanitaires
de ces méthodes de reproduction, ainsi que sur les améliorations
induites par ces nouvelles techniques pour les éleveurs
: augmentation du taux de fécondation, meilleure gamme
de choix de reproducteurs et de techniques, diffusion de l’information
et su savoir-faire technique.
Cette journée s’est achevée par un cocktail d’anniversaire,
durant lequel M. E. Rossier s’est vu remettre le titre d’Officier
du mérite agricole par Messieurs Y. Berger, chef du Service
des haras des courses et de l’équitation et B. Maurel,
directeur de l’Institut du cheval.
Compte-rendu
disponible à l’Institut du cheval – DEFI – librairie
– 16, rue Claude Bernard – 75231 Paris cedex 05 – Prix : 350F,
port compris.
top
Equ’idée n°32
Litières
pour chevaux : sciure de bois, paille ou recyclage d’annuaires
téléphoniques ?
Trois
articles publiés par le département des sciences
animales de l’université du Colorado traitent de la possibilité
d’utiliser le papier recyclé comme litière pour
les chevaux. Pourquoi cette hypothèse ? Essentiellement
en raison du volume de déchets papier aux Etats-Unis
: chaque année, environ 208 millions de tonnes de déchets
solides, dont plus du tiers est composé de papier et
de ses dérivés, sont produits. Cette préoccupation
avait déjà conduit à des études
de ce type sur les litières pour bovins : les conclusions
avaient été l’absence de toxicité par les
métaux lourds et la bonne capacité d’absorption
du papier.
Dans les volets de cette étude, la comparaison est faite
entre trois types de litières, la paille de blé,
la sciure de pin et le papier d’annuaires téléphoniques,
sur 3 facteurs :
- la présence
de bactéries et moisissures respirables, pouvant
provoquer des troubles respiratoires ;
- la faculté
de ces trois types de litières à être
compostées ;
- la qualité
de cet environnement pour le cheval.
Les résultats
de ces études tendent à montrer que :
La litière de papier recyclé présente à
la fois des avantages et des inconvénients :
|
avantages
|
inconvénients
|
| Grande absorption
de l’urine, permettant un nettoyage facile des zones humides
Box ayant un aspect propre
Degré moindre d’ammoniac dans le box
|
Les chevaux ont
plus de poussière sur la robe que les chevaux ayant
un autre type de litière
Leur corne est plus sèche
La fourchette est encombrée de paquets de papier.
La structure du papier le rend compact lors du compostage,
ce qui réduit l’activité microbienne
; il faudrait donc l’aérer en le mélangeant
avec des copeaux ou des déchets végétaux.
Pour pouvoir avoir un meilleur compostage, il faudrait
également pouvoir diminuer le ratio C/N (en
laissant la litière plus longtemps dans le
box ou en incorporant du fumier ou des déchets
de tonte de gazon…)
|
En
terme de santé et de sécurité pour les
chevaux, les litières de papier recyclé n’apparaissent
pas, à court terme, significativement plus négatives
pour l’appareil respiratoire des animaux que les autres litières
: les taux microbiens sont les mêmes que ceux de la sciure
et moindre que ceux de la paille. Des recherches complémentaires
doivent être menées pour envisager les conséquences
à moyen et à long terme. Des études menées
par endoscopie nasale sur le fluide des voies respiratoires
supérieures n’ont pas montré de différence
significative entre les chevaux sur papier recyclé et
ceux sur paille ou copeaux. L’étude cytologique a révélé
la présence de pigments dans les cellules des chevaux
sur papier recyclé : leur origine et éventuels
effets pathogènes devront être étudiés
spécifiquement.
L’étude conclue sur une note plutôt positive sur
l’éventuelle utilisation de litières de papier
recyclé pour les chevaux, nuancée par le manque
de données à moyen et long terme.
Tanner
M.K., Swinker A.M., Beard M.L., Cosma G.N., Traub-Dargatz J.L.,
Martinez A.B., Olenchock S.A., 1998. Effect of phone book paper
versus sawdust and straw bedding on the presence of airborne
gram-negative bacteria, fungi and endotoxin in horse stalls.
Equine Nutrition and Physiology Society Annual Symposium, May
28-31, 1997. Fort Worth, Texas. Journal of Equine Veterinary
Science ; 1998 ; vol. 18 ; number 7 ; 457-461.
Swinker A.M., Tanner M.K., Johnson D.E., Benner L., 1998.
Composting characteristics of three bedding materials. Equine
Nutrition and Physiology Society Annual Symposium, May 28-31,
1997. Fort Worth, Texas. Journal of Equine Veterinary Science
; 1998 ; vol. 18 ; number 7 ; 462-466.
Tanner M.K., Swinker A.M., Traub-Dargatz J.L., Stiffler L.A.,
Mc Cue P.M., Vanderwall D.K., Johnson D.E., Vap L.M., 1998.
Respiratory and environmental effects of recycled phone book
paper versus sawdust as bedding for horses. Equine Nutrition
and Physiology Society Annual Symposium, May 28-31, 1997. Fort
Worth, Texas. Journal of Equine Veterinary Science ; 1998 ;
vol. 18 ; number 7 ; 468-476.
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Equ’idée n°33
Maladies
métaboliques et endocrines chez le cheval
Les
éditions WB Saunders ont regroupé dans l’ouvrage
" Metabolic and endocrine problems of the horse " un certain
nombre d’articles sur les maladies métaboliques et endocrines
chez le cheval : fourbure, dérèglement des glandes
pituitaire et thyroïde et maladies des reins, du foie et
du squelette. Des chapitres supplémentaires apportent
des éléments sur l’endotoxémie, le rôle
de l’administration de liquides contenant des électrolytes
pour prévenir la déshydratation du cheval durant
l’exercice et des informations sur la nutrition du cheval et
sur son état corporel.
Cet ouvrage est constitué d’articles scientifiques rédigés
par des chercheurs anglophones (USA, Australie, Grande-Bretagne,
Pays-Bas et Canada), qui, d’après le coordonnateur de
ce recueil, sont des experts internationaux dans les domaines
concernés. Chaque chapitre couvre une maladie spécifique
ou un groupe de maladies et propose des informations sur les
symptômes, les causes, le diagnostic et le traitement.
Des points clés sont mis en valeur en en-tête de
chapitre pour permettre une vue d’ensemble.
L’objectif de cet ouvrage est d’apporter aux praticiens des
éléments récents sur ces thèmes
assez peu traités par la plupart des ouvrages vétérinaires,
qui insistent en général davantage sur les maladies
parasitaires et infectieuses.
Metabolic
and Endocrine Problems of the Horse, coordonné par Tim
Watson, édité par W.B. Saunders (1998, 227 pages)
– Harcourt Brace and Company Limited – 24-28 Oval Road – London
NW1 7DX – Royaume-Uni. ISBN : 0-7020-2241-1. Prix : 607F.
Equi'doc n°39
A
guide to plants poisonous to horse [Guide des plantes toxiques
pour les chevaux - NDLR] par Keith Allison, éditions
J.A. ALLEN & Co (1997, 71 pages)
Listant
et décrivant pas moins de 55 plantes plus ou moins indigestes
ou toxiques pour les chevaux, ce petit guide anglais au format
poche n'en est pas pour autant pratique. A défaut de
connaître l'anglais et le latin, des symboles tout à
fait explicites (tête de mort) vous permettront d'identifier
au moins les plantes mortelles ! Malgré des illustrations
très représentatives des plantes, on regrette
l'absence de couleur voire même de photos. En effet, comment
deviner si des baies " en noir et blanc " dans le guide ne sont
pas rouge ou bleu nuit dans la nature ?
En revanche, pour remédier à ces problèmes
de couleurs, un grand nombre d'excellentes photographies de
plantes toxiques, pour les chevaux, sont visibles sur un site
Internet Poisonous plants on-line (http://www.iaep.com/pages/nutrition/poisonousplants.com)
récemment créé par le département
des sciences animales de l'Université de Cornell, aux
Etats-Unis.
J.A.
ALLEN & Co., The Horseman's Publisher - 1 Lower Grosvenor
Place, London SW1W OEL - ISBN : 0-85131-698-0. Prix : 4.95 £
Equi'doc n°40
Horse
and pony ailments [Affections des chevaux et des poneys, TDLR],
par Eddie Straiton, édité par Farming Press Books,
(9ème édition, 1992, 184 pages)
Un
classique anglais sur les maladies des équidés,
qui s’adresse surtout aux cavaliers et aux propriétaires
plus qu’aux vétérinaires. Les explications simples
et précises accompagnées de photographies sont
relativement courtes mais permettent au non-initié d’apprendre
à reconnaître les symptômes et de contacter
le vétérinaire en conséquence. Pour chaque
affection l’auteur suit le cheminement suivant : symptômes,
cause(s), traitement(s), prévention.
Sont ainsi abordés différentes parties du corps
- région de la tête, torax et troubles respiratoires,
l’œil, œsophage et abdomen, pied et membres – des maladies d’ordre
général – parasites et virus, cancer, mélanomes,
photosensibilité – et divers maux - maladie du poulain,
hernie, castration, hémorragie, problèmes de conformation,
vices, troubles de l’alimentation, etc.
Farming
Press Books, Whafedale Road, Ipswich IP 1 4LG, United Kingdom-
-ISBN 0-85236-213-7. Prix : 36,95 $US
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Equ'idée n°31
Un
organisme de recherche sur l’homme et le cheval à travers
les âges : The Institute for Ancient Equestrian Studies
(IAES)
L’IAES est hébergé par l’établissement
d’enseignement supérieur de Hartwick (USA) et travaille
conjointement avec le Carnegie Museum of Natural History in
Pittsburgh (Pennsylvanie) ainsi qu’avec the Institute for the
History and Archaeology of the Volga à Samara (Russie).
Il a été créé sous l’impulsion des
deux chercheurs à la fois archéologues et intéressés
par l’équitation, la domestication du cheval et les origines
de l’équitation. Sa vocation : encourager la recherche
et la diffusion de l’information sur les interactions dynamiques
entre le cheval et l’homme durant l’histoire et la préhistoire,
mais aussi rapprocher les informations sur ces thématiques
produite par des vétérinaires, botanistes, généticiens,
historiens, chercheurs en biologie animale, cavaliers, etc.
Une
lettre d’information (IAES Newsletter) permet aux membres de
cette association non lucrative de se tenir informé des
recherches en cours. Les travaux en cours :
1. les origines de la monte à dos de cheval (avec en
particulier l’étude des marques laissées par les
mors sur les dents des chevaux ;
2. des expéditions archéologiques dans les steppes
russes pour retrouver les traces des premiers cavaliers et attelages
;
3. l’IAES organise des conférences sur ce type de problématiques
;
4. La lettre de l’IAES Newsletter permet à différents
spécialistes de confronter leurs recherches et résultats
dans différentes disciplines. Un projet de base de données
était en projet lors de la dernière mise à
jour de ce site en 1997.
Sur ce site, quelques articles sur les mors " doux " (non métalliques),
sur des fouilles en Russie, ainsi que sur une conférence
qui s’était tenue en 1995.
The
Institue for Ancient Equestrian Studies - Hartwick College -
Oneonta, NY 13820 - e-mail : Anthonyd@Hartwick.edu
site web : http://www.hartwick.edu/anthropology/iaes.html
Equi'doc n°36
Thermoregulatory
responses during competitive exercice in the performance horse(Thermorégulation
chez le cheval de sport durant la compétition, TDLR),
volume I et volume II, supplément n°20 et n°22
à Equine Veterinary Journal. Editeur : L.B. Jeffcott
et A.F. Clarke (1995, 164 pages)
L’organisation des Jeux olympiques
à Altanta en 96 a créé une demande importante
en données concernant l’adaptabilité des chevaux
à certaines conditions climatiques ; en effet, lors des
Jeux de Stockholm en 1990 et de Barcelone en 92, de nombreux
concurrents, notamment en concours complet, avaient montré
des signes de stress en réponse à la chaleur.
L’objectif du rassemblement dans ces deux volumes de près
de quarante publications scientifiques est d’établir
une base de connaissances physiologiques pour tous les chevaux
pratiquant la compétition en conditions climatiques chaudes
et humides. Cette publication apporte notamment des éléments
de réponse à la connaissance des limites physiologiques
des chevaux en fonction des conditions climatiques, à
la détermination d’une période d’acclimatation
optimale et au renforcement de la sécurité des
chevaux durant la compétition.
Equine
Veterinary Journal, Graseby house, Exning Road, Newmarket, Suffolk,
CB8 0AU. ISSN : 0425-1644. Prix : 25£ chaque volume, 40£
les deux.
Equ'idée n°29
Vèmes
entretiens de Laval
Le
numéro 29 de la revue annuelle EquAthlon (décembre
1997) présente le compte-rendu bisannuel de la recherche
médico-sportive sur l’athlète homme ou cheval,
les Vèmes entretiens de Laval. Au sommaire,
des articles scientifiques sur les thèmes suivants :
- dressage : le trot et ses variations
- obstacle : technique d’appel
- trotteur : optimisation du rationnement et suivi médico-sportif
- orthopédie : un nouvel examen complémentaire
: la méthode ambulatoire
- rhumatologie : un transfert de technologie du cheval à
l’homme
- entraînement : comment font les athlètes humains
?
- physiologie : la fatigue, performances et qualités
musculaires.
Pour
vous le procurer : EquAthlon - 26, rue Antoine Barye - 77630
Barbizon. Prix 150F.
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Equ'idée n°37
5ème
conférence internationale sur la physiologie de l’exercice
chez le cheval
Elle
s’est tenue à Utsunomiya (Japon) du 20 au 25 septembre
1998 devant 250 auditeurs de 20 pays différents. Le compte-rendu
comprenant les textes des 115 articles retenus est un supplément
de la publication Equine Veterinary Journal. Le comité
d’organisation comprend des chercheurs reconnus comme des autorités
dans ce domaine : J. Gillespie (USA), S. Hintz (USA), D. Hogson
(Australie), L. Jeffcott (Royaume-Uni), P. Lekeux (Belgique),
S. Persson (Suède), R. Rose (Australie), M. Tokkuriki
(Japan).
Champ de recherche à la fois vaste et très exploré,
la physiologie équine de l’exercice génère
de nombreuses publications chaque année. Les articles
traitent donc des réponses cardiovasculaires, respiratoires
et musculaires à l’exercice, des aspects biomécaniques,
des électrolytes, de la thermorégulation, de la
nutrition et de la physiologie appliquée à la
performance athlétique. Plusieurs équipes françaises
présentaient des résultats :
- Le département
de médecine du sport de Pégase-Mayenne (Laval)
et le groupe cheval de la Station de génétique
quantitative appliquée de l’INRA (Jouy-en-Josas)
sur la comparaison de tests d’exercices de trotteurs français
sur deux types de pistes ou sur tapis roulant ;
- L’équipe
associée INRA Biomécanique du cheval ENVA
(Maisons-Alfort) et le laboratoire de mécanique physique
de Paris XII (Créteil) sur la cinématique
du dos du trotteur. F. Audigié a d’ailleurs été
récompensé pour la qualité de sa prestation
orale ;
- le groupe
cheval de la Station de génétique quantitative
appliquée de l’INRA (Jouy-en-Josas) et l’équipe
associée INRA Biomécanique du cheval ENVA
(Maisons-Alfort) sur l’héritabilité du pourcentage
de chaînes lourdes de myosine dans les muscles squelettiques
et la relation avec la performance ;
- l’équipe
associée INRA Biomécanique du cheval ENVA
(Maisons-Alfort), le groupe cheval de la Station de génétique
quantitative appliquée de l’INRA (Jouy-en-Josas)
et le département de médecine du sport de
Pégase-Mayenne (Laval) sur la standardisation de
la biopsie du muscle gluteus medius chez les trotteurs français
(outil d’aide à la sélection précoce
pour les courses).
La prochaine conférence
se tiendra aux Etats-Unis en 2002.
Références
: Equine Excercice Physiology 5 [Physiologie de l’effort chez
le cheval, TDLR], compte-rendu de la 5ème
conférence internationale sur la physiologie de l’effort
chez le cheval, supplément n°30 de Equine Vétérinary
Journal, édité par L. B. Jeffcott juillet 1999,
656 pages).
Equine Veterinary Journal Limited – 351 Exning Road – Newmarket
– Suffolk CB8 0AU – Royaume-Uni – Tél. : +44 (0) 1638
666160 – Télécopie : +44 (0) 1638 668665 – e-mail
: evj.subs@dial.pipex.com – www.evj.co.uk – ISSN
: 0425 1644 – prix : 45£
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Equi'doc n°38
Diseases
and disorders of the horse [Maladies et troubles du cheval
- TDLR], par Derek Knottenbelt et Reg R. Pascoe, éditionsMosby-Wolfe
(réédition 1997 d’un ouvrage de 1994, 432 pages)
Ce
guide en anglais à l’attention des vétérinaires
et des étudiants (et à déconseiller aux
personnes sensibles...) présente un grand nombre de maladies
du cheval avec plus de 1000 photographies en couleur. " Les
photographies permettent non seulement d’avoir un exemple concret
en couleur d’un cas rencontré par quelqu’un, mais représentent
également un réservoir de connaissances qui pourra
servir facilement de référence. " [TDLR].
De nombreux efforts ont été faits pour obtenir
des images de pathologies spécifiques à des zones
géographiques précises, afin que les vétérinaires,
d’où qu’ils soient, puissent utiliser cet atlas. Les
maladies sont classées en fonction des différentes
parties du corps du cheval affectées : tractus digestif
; foie, péritoine et pancréas ; appareil respiratoire
; appareil cardio-vasculaire ; appareil urinaire ; maladies
du métabolisme, de la nutrition et maladies endocrines
; squelette et muscles ; peau ; œil ; système nerveux
et appareil reproducteur.
Les auteurs signalent que l’ouvrage est destiné à
être utilisé en complément de livres plus
détaillés, mais peu ou pas illustrés. Peu
de références scientifiques sont données
dans les textes, mais à la fin de chaque partie, les
auteurs proposent une liste d’ouvrages ou d’articles permettant
d’approfondir. Il existe également en complément
pour les enseignants une série de 962 diapositives intitulée
" Slide atlas of diseases and disorders of the horse " (Editeur
: Mosby-Wolfe, Prix : 850£).
Mosby-Wolfe
London - ISBN : 0 7234 1702 4. Prix : 624 F
Equi'doc n°48
Manual of Equine Dermatologie [Manuel
de dermatologie équine] par R.R.R. Pascoe et D.C. Knottenbelt.
W.B. Saunders Editions (1999, 290 pages).
Illustré
de près de 250 photos en couleur de grande qualité
même si elles restent peu appétissantes pour les
âmes sensibles, ce guide pratique décrit (en anglais)
les affections cutanées d’origine infectieuse et parasitaire,
les affections congénitales, les maladies allergiques,
les dermatoses chimiques et toxiques, les affections d’origine
endocrinienne et nutritionnelle, les maladies iatrogènes,
les brûlures et les traumatismes, les affections du sabot
et les cancers cutanés. Pour mieux comprendre tous ces
maux, les auteurs expliquent en première partie le processus
de l’inflammation ainsi que les méthodes de diagnostic
et les principes de thérapeutique en dermatologie équine.
Une bibliographie importante et un index détaillé
complètent cet ouvrage remarquable par sa précision
qui devrait être bien utile aux praticiens vétérinaires,
étudiants vétérinaires et professionnels.
A lire à jeun…
Editions
W.B. Saunders – Harcourt Brace and Compagny Limited, 24-28 Oval
Road, London NW1 7DX. ISBN 0-7020-1968-2. Prix : 699 F.
Equ'idée n°38
A
l’heure de la tétée
Un
article publié par une équipe néo-zélandaise
de l’Université vétérinaire de Massey semble
infirmer le fait que la durée de la tétée
puisse permettre d’estimer le transfert d’énergie entre
la mère et le poulain. Cette approche, pourtant couramment
utilisée chez les mammifères, se fonde sur le
postulat que plus le jeune tète, plus il absorbe de lait.
Les chercheurs ont donc mesuré grâce à un
isotope radioactif la quantité de lait ingérée
par 15 poulains pur-sang. Les résultats montrent que
les pouliches ont tendance à téter plus souvent
que les mâles pour une même quantité de lait
absorbée.
CAMERON
E.Z., STAFFORD K.J., LINKLATER W.L. & VELTMAN C. J., 1999.
Suckling behaviour does not measure milk intake in horses, Equus
caballus. Animal Behaviour. 57, 673-678.
Equ'idée n°36
Endurance
et recherche canadiennes
Le
document " Focus on Endurance " édité par le Centre
de recherche équine de l’Université de Guelph
est en fait le compte-rendu de deux séminaires qui s’étaient
tenus sur cette discipline. Les articles scientifiques que l’on
peut y trouver traitent de nombreux sujets comme la thermorégulation
durant l’effort, les pertes en ions et en eau, l’alimentation,
la visite vétérinaire, la gestion du cheval en
dehors de la période d’entraînement, l’utilisation
d’un moniteur cardiaque pour suivre la préparation du
cheval, la particularités des poumons et du cœur des
chevaux d’endurance, l’entraînement, etc.
Equine
Research Centre, 1995. Focus on Endurance. University of Guelph.
118 pages. ISBN 0-88955-420-X - University of Guelph - Guelph
- Ontario N1G2W1 - Canada - Tél : (+1) (519) 837-0061
- télécopie : (+1) (519) 767-1081 - e-mail : publications@erc.on.ca
- http://www.erc.on.ca/
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